En 2021 à Kaboul, l’école secondaire de filles du quartier Dasht-e-Barchi a été frappée par l’un des attentats les plus atroces de l’histoire récente de l’Afghanistan.
Ce jour-là, plus de 90 jeunes filles, âgées de 11 à 18 ans, ont été massacrées à la sortie des cours. Des centaines d’autres ont été blessées.
Elles étaient étudiantes, elles portaient des cahiers dans leurs mains et c’est pour cela qu’elles ont été visées.
Parmi elles se trouvait Maryam Mohammadi, jeune survivante de cette tragédie.
Elle avait échappé à la mort ce jour-là, mais les blessures physiques et psychologiques qu’elle portait ne l’ont jamais quittée.
Partie en Turquie pour se soigner, Maryam a dû retourner en Afghanistan faute de moyens, et elle vient de s’éteindre, des suites de ses blessures et d’une infection respiratoire.
Sa mort est une blessure de plus dans le cœur du peuple afghan, et un rappel cruel du prix de l’oubli et de l’injustice.
Maryam représentait la lumière, le courage et la dignité de toutes les filles afghanes qui rêvent encore d’un avenir libre et instruit.
Son sourire et sa force resteront à jamais gravés dans nos mémoires comme un symbole de résistance face à la barbarie.
Aujourd’hui, nous pensons à Maryam, à ses camarades de l’école de Dasht-e-Barchi, et à toutes celles qui continuent de défier la peur pour apprendre, pour vivre, pour espérer.
Nous ne les oublierons jamais.
Les crimes des talibans et des extrémistes contre les femmes, contre les enfants, contre l’éducation, ne seront jamais effacés de l’Histoire.
Que Dieu bénisse Maryam.
Que son nom vive à jamais, dans la mémoire de la justice et de la paix.


